Accueil > AUTEURS > Aimé Césaire

Aimé Césaire

mardi 1er novembre 2005

Un entretien inédit d’Aimé Césaire avec Suzanne Dracius est publié aux éditions Desnel dans Prosopopées urbaines cliquer ici pour commander cet ouvrage en ligne : Prosopopées urbaines

Un poème inédit d’Aimé Césaire est publié aux éditions Desnel dans Hurricane, cris d’Insulaires (Prix Fètkann Mémoire du Sud/ Mémoire de l’humanité).
Cliquer ici pour commander cet ouvrage en ligne : Hurricane, cris d’Insulaires

Photo de l’auteur sur l’affiche de Hurricane cris d’Insulaires : cliquer ici
Aimé Césaire est né le 26 juin 1913 à Basse-Pointe (Martinique). Il poursuit ses études secondaires au Lycée Schœlcher de Fort-de-France, puis en tant que boursier au Lycée Louis Le Grand, à Paris.
Avec son ami guyanais Léon-Gontran Damas et d’autres étudiants antillo-guyanais et africains dont les Sénégalais Léopold Sédar Senghor et Birago Diop, Césaire fonde en 1934 le journal L’Étudiant noir, où apparaît le néologisme de « Négritude ».
Admis à l’École Normale Supérieure en 1935, Césaire commence en 1936 la rédaction de son chef-d’oeuvre, le Cahier d’un Retour au Pays Natal. Marié en 1937 à une étudiante martiniquaise, Suzanne Roussi, Aimé Césaire rentre en Martinique en 1939, pour y enseigner, tout comme son épouse, au Lycée Schœlcher. Le couple fonde en 1941 la revue Tropiques, en dépit de la censure.
La guerre occasionne aussi le passage en Martinique d’André Breton, qui découvre avec stupéfaction la poésie de Césaire et le rencontre en 1941. En 1944, Breton rédigera la préface du recueil Les Armes Miraculeuses, qui marque le ralliement de Césaire au surréalisme.
À son engagement littéraire et culturel s’ajoute l’engagement politique. Pressé par les élites communistes à la recherche d’une figure incarnant le renouveau après les années sombres de l’Amiral Robert, Césaire est élu maire de Fort-de-France en 1945, à 32 ans. Il le restera pendant 56 ans. L’année suivante, il est élu député de la Martinique à l’Assemblée Nationale et sera, en 1946, le rapporteur de la loi de départementalisation.
Partageant alors sa vie entre Fort-de-France et Paris, Césaire fonde, dans la capitale française, Présence Africaine, aux côtés du sénégalais Alioune Diop.
En 1950, c’est dans la revue Présence Africaine — devenue maison d’édition — que sera publié pour la première fois le Discours sur le colonialisme. Révolté par l’invasion soviétique de la Hongrie en 1956, Césaire publie une « Lettre à Maurice Thorez » pour expliquer les raisons de son départ du Parti Communiste Français. En mars 1958, il crée le PPM (Parti Progressiste Martiniquais).

Aimé Césaire est décédé le 17 avril 2008 à Fort-de-France.

Principales œuvres :

Poésie :

• Cahier d’un retour au pays natal, Présence Africaine, 1939
• Soleil Cou Coupé, Éd. K, 1948
• Corps perdu (gravures de Pablo Picasso), Éditions Fragrance, 1950
• Ferrements, Seuil, 1960
• Cadastre, Seuil, 1961
• Les Armes miraculeuses, Gallimard, 1970
• Moi Laminaire, Seuil, 1982
• La Poésie, Seuil, 1994

Théâtre :

• Et les Chiens se taisaient, Présence Africaine, 1958
• La Tragédie du roi Christophe, Présence Africaine, 1963
• Une Tempête, d’après La tempête de Shakespeare : adaptation pour un théâtre nègre, Seuil, 1969
• Une Saison au Congo, Seuil, 1966

Essais :

• Discours sur le colonialisme, Présence Africaine, 1955
• Toussaint Louverture ; La Révolution française et le problème colonial, Présence Africaine, 1961

Sources :
Alfred Largange, ile.en.ile
Professeur Jack Corzani : Dictionnaire Encyclopédique Désormeaux.