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"La Femme, un roman de plus de 69 pages" d’Alexandre Cadet-Petit

vu par Jocelyn Abatucci (RFO) dans Gens de la Caraïbe

mercredi 2 juillet 2008

Plasticien, scénariste et formateur, né en Martinique, diplômé de l’École des Beaux-Arts de Paris, Alexandre Cadet-Petit a réalisé de nombreuses expositions, articles et ouvrages collectifs autour de l’esthétique picturale.
Depuis que j’ai lu et relu son roman, je suis tenté de comparer Alexandre Cadet-Petit au grand écrivain Henry MILLER. Au-delà de leur talent indéniable d’écrivain, Henry Miller comme Alexandre Cadet-Petit sont des plasticiens visionnaires. Ils ont tous les deux écrit livres et articles sur la peinture.
L’œuvre d’Henry Miller est marquée par des romans largement autobiographiques, dont le ton cru et sensuel a souvent dérangé. Dans son premier roman La Femme, un roman de plus de 69 pages, Alexandre Cadet-Petit nous donne un tout autre ton, bien sûr, en d’autres temps, mais grandes sont les similitudes !
Miller est un enfant de Brooklyn (il naquit à New York en 1891), Alexandre Cadet-Petit, né à Fort-de-France, est un enfant des Terres Sainville, donc aussi un enfant de la rue, dont il fait son domaine : « Ce qui ne se passe pas en pleine rue est faux, c’est-à-dire littérature », disait Henry Miller. Je crois qu’Alexandre Cadet-Petit partage cette vision.
Miller a mené la vie de bohême évoquée dans Tropique du Cancer (1934), publié grâce à la contribution d’Anaïs Nin, et Sexus (1949), où il se révèle un prodigieux conteur. Par ses élans prophétiques, l’omniprésence dans ses textes du rêve et du fantasme fait qu’il se démarque profondément des autres écrivains de son époque, tandis que le sens même de sa démarche artistique reflète une exigence vitale qui l’apparente à Rimbaud. Le parallèle s’arrêtera là, puisque, parfois qualifiée d’antiféministe, son œuvre a exercé une profonde influence sur les écrivains de la Beat Generation, tandis que La Femme, un roman de plus de 69 pages, première œuvre de fiction d’Alexandre Cadet-Petit, est le roman d’un homme qui aime les femmes et la Femme dans le respect d’un certain féminisme de bon aloi.
En librairie depuis mars 2008, après le Salon du livre de Paris, où l’auteur a assuré la présentation et les dédicaces de son premier roman, ce « coup de cœur des lectrices » fut d’ailleurs bien accueilli par le public de tous sexes.