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Langston Hughes

publié dans "Memories", anthologie poétique éditée chez Desnel en l’honneur du Centenaire de son ami Jacques Roumain

jeudi 4 octobre 2007, par Desnel

Poète, journaliste et dramaturge africain-américain né à Joplin dans le Missouri, le 1er février 1902. Ses parents divorcèrent alors qu’il était très jeune et son père partit pour le Mexique. Il fut élevé par sa grand-mère jusqu’à l’âge de treize ans. Ensuite, le jeune Langston alla vivre avec sa mère et le mari de cette dernière à Lincoln (Illinois). C’est à cette époque qu’il commença à composer ses premiers poèmes. Quelques temps après, la famille s’installa à Cleveland, dans l’Ohio.
Après sa « graduation », Hughes passa une année au Mexique et une année à l’Université Columbia à New York. Durant cette période, il occupa plusieurs emplois hétéroclites : assistant-cuisinier, blanchisseur, serveur, et même marin sur des navires en partance pour l’Europe et l’Afrique.
Langston Hughes a écrit plusieurs recueils de poèmes (le premier, The Weary Blues, fut publié en 1926), des recueils de nouvelles (Laughing to Keep From Crying, 1930), des pièces de théâtre et une autobiographie (I Wonder as I Wander, 1956). Issu de la « Harlem Renaissance » des années 1920, Hughes a intégré les rythmes du jazz et ceux de la tradition orale africaine à une prose souvent caustique. Il fut l’un des premiers activistes de la communauté noire.
Hughes compte parmi les influences littéraires qui l’ont le plus marqué Paul Lawrence Dunbar, Carl Sandburg, et Whitman. Il est particulièrement connu pour ses portraits colorés de la vie des Noirs dans l’Amérique des années 20 aux années 60. Il est également connu pour son engagement vis-à-vis du monde du jazz, et pour l’influence que cette musique a eu sur son oeuvre littéraire. Contrairement à d’autres écrivains noirs de cette période, Hughes s’est refusé à différencier son expérience personnelle de la vie commune des Noirs américains. Il voulut raconter les histoires de sa communauté d’une manière qui reflétait leur culture, incluant leur souffrance et leur amour de la musique, leur humour et leur langage propre.

Langston Hughes est mort de complications chirurgicales liées à un cancer le 22 mai 1967, à New York. Pour commémorer sa mémoire, la cité de New York a classé monument historique sa résidence du 20 East 127th Street à Harlem, qui fut rebaptisée « Langston Hughes Place ».

ŒUVRES

The Weary Blues (1926)
Fine Clothes to the Jew (1927)
Dear Lovely Death (1931)
The Negro Mother and Other Dramatic Recitations (1931)
The Dream Keeper and Other Poems (1932)
Scottsboro Limited (1932)
A New Song (1938)
Shakespeare in Harlem (1942)
Freedom’s Plow (1943)
Jim Crow’s Last Stand (1943)
Fields of Wonder (1947)
One-Way Ticket (1949)
Montage of a Dream Deferred (1951)
The Best of Simple (1961)